Comment scorer un cas d'usage en 30 minutes
La méthode Kirohq tient sur un atelier court, mais elle fonctionne seulement si l'on part d'un cas réel. Pas d'une idée vague du type “mettre de l'IA dans le service client”, mais d'un flux concret, observé, avec un début, une fin et une équipe qui le subit déjà au quotidien. C'est ce réalisme qui évite les notes généreuses données à des sujets trop flous.
En pratique, nous recommandons de noter chaque critère sur 5, puis de convertir cette note dans le poids prévu. Un 5 sur un critère à 20 points vaut 20. Un 3 vaut 12. Cette petite règle a un avantage: elle force l'équipe à expliciter pourquoi un sujet est vraiment fréquent, vraiment douloureux ou vraiment sensible, au lieu de mélanger tout dans une impression générale.
- Choisir un cas d'usage observé sur les deux à quatre dernières semaines, avec quelques exemples réels sous les yeux.
- Faire noter la grille par un responsable métier et un utilisateur du flux, pas uniquement par la direction ou la technique.
- Lister les exceptions avant de trancher: ce sont elles qui font souvent chuter la note de faisabilité.
- Comparer trois idées au maximum à la fois, sinon la discussion dérive vers une priorisation trop abstraite.
- Éliminer sans état d'âme les sujets où la qualité des données ou la sensibilité réglementaire restent trop fragiles.
L'objectif n'est pas de sortir “le meilleur projet théorique”. L'objectif est d'identifier le projet qui a le plus de chances de produire un apprentissage utile et crédible en premier.