Ce que Make fait bien
Soyons honnêtes : Make est un excellent produit. Si votre objectif est de connecter des applications entre elles et d'automatiser des flux de données sans écrire de code, Make figure parmi les meilleures options du marché. Voici ce qui le rend particulièrement attractif pour une PME.
D'abord, l'éditeur visuel de scénarios. C'est probablement le point fort le plus immédiat de Make. L'interface permet de dessiner visuellement le parcours de vos données entre différentes applications. Vous glissez des modules, vous les reliez, vous configurez les filtres et les transformations. Pour un profil marketing, ops ou administratif, c'est beaucoup plus intuitif qu'un tableur de formules ou un script. La courbe d'apprentissage pour des scénarios simples (nouveau lead dans le CRM, notification Slack, ligne dans un Google Sheet) est remarquablement courte. En quelques heures, un profil non technique peut créer son premier scénario fonctionnel.
Ensuite, le catalogue d'intégrations. Make propose plus de 1 500 connecteurs natifs vers les applications les plus utilisées : Google Workspace, Slack, HubSpot, Notion, Airtable, Shopify, Stripe, et des centaines d'autres. Pour une PME qui utilise beaucoup d'outils SaaS et qui veut les faire communiquer entre eux, c'est un atout majeur. La plupart des connecteurs sont bien maintenus et couvrent les actions principales de chaque service. Et quand un connecteur natif n'existe pas, Make propose des modules HTTP et webhook génériques pour se connecter à presque tout.
Le modèle tarifaire est aussi très accessible. Le plan gratuit offre 1 000 opérations par mois et deux scénarios actifs, ce qui suffit pour tester et valider un premier cas d'usage. Les plans payants commencent autour de 9 euros par mois (Core) et montent à environ 16 euros par mois (Pro) avec davantage d'opérations, de scénarios et de fonctionnalités comme l'exécution prioritaire. Pour une PME qui surveille ses dépenses, c'est un point d'entrée très raisonnable comparé à d'autres plateformes d'automatisation.
Enfin, la bibliothèque de templates accélère le démarrage. Make met à disposition des centaines de scénarios pré-construits pour des cas d'usage courants : synchroniser des contacts entre deux CRM, envoyer un email de bienvenue quand un formulaire est rempli, créer une tâche Asana à partir d'un message Slack. Ces templates ne sont pas toujours parfaits, mais ils donnent une base solide que vous pouvez adapter à votre besoin. Pour une PME qui débute dans l'automatisation, c'est un raccourci appréciable.
