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RGPD : ce qu'il faut écrire avant d'automatiser.

Vous traitez les données de vos clients et vous êtes tenu au secret professionnel. Brancher un outil dessus se prépare, et cette préparation tient en quelques documents. Voici lesquels.

Qui est responsable de quoi

C'est la première chose à poser, parce que tout le reste en découle. Votre cabinet est responsable de traitement : c'est vous qui décidez pourquoi et comment les données de vos clients sont utilisées. Un prestataire qui agit sur vos instructions est sous-traitant.

Cette répartition n'est pas une formalité : elle détermine qui répond en cas de contrôle, qui notifie la CNIL en cas d'incident, et ce que vous pouvez exiger contractuellement de votre prestataire.

Le contrat de sous-traitance, en cinq points

L'objet et la durée du traitement : ce que le prestataire fait, et pendant combien de temps.

Les catégories de données concernées et les personnes visées.

Les instructions documentées : le prestataire n'agit que sur votre demande, jamais pour son compte.

La confidentialité des personnes autorisées à traiter les données.

Le sort des données en fin de contrat : restitution, puis suppression, dans un délai fixé.

Qui répond de quoi

VOTRE CABINET Responsable de traitement Décide pourquoi et comment les données sont utilisées Notifie la CNIL si nécessaire Tient le registre des traitements KIROHQ Sous-traitant N'agit que sur vos instructions Vous alerte sans délai en cas d'incident Restitue puis supprime en fin de contrat Se soumet à votre droit d'audit

Cette répartition est fixée par le contrat de sous-traitance, avant toute mise en place.

Cartographier avant de brancher

Avant d'automatiser une relance ou un tri, écrivez ce qui va réellement circuler. La question n'est pas « est-ce que c'est sensible », mais « quelles données sortent de mon système, vers où, et pour combien de temps ».

Dans un cabinet, les surprises viennent rarement des données comptables elles-mêmes. Elles viennent de ce qui les accompagne :

  • Les coordonnées des dirigeants et des salariés de vos clients, nécessaires pour envoyer une relance.
  • Le contenu des échanges, qui peut mentionner une situation personnelle, un litige, une difficulté de trésorerie.
  • Les pièces jointes, dont le nom seul peut être révélateur.

Une automatisation bien cadrée n'a souvent besoin que d'une fraction de tout ça. C'est l'occasion de le vérifier.

Les accès : le moindre privilège

Chacun n'accède qu'à ce dont il a besoin pour son travail, et cet accès est revu régulièrement. Le principe est simple, son application l'est moins : les droits s'accumulent au fil des changements de poste, et personne ne les retire.

Trois questions suffisent à faire le tri : qui a accès aujourd'hui, qui en a réellement besoin, et qui l'a encore alors qu'il a changé de fonction ?

Les durées de conservation

Conserver « au cas où » n'est pas une politique de conservation. Chaque catégorie de données doit avoir une durée écrite, alignée sur son usage réel et sur vos obligations professionnelles.

Distinguez ce qui relève de vos obligations de conservation comptables, ce qui n'a d'utilité que le temps d'un traitement, et ce qui peut être supprimé dès la fin de la relation. Les trois n'ont pas la même durée, et les mélanger conduit à tout garder.

Le plan d'incident

En cas de violation de données, le responsable de traitement dispose d'un délai court pour notifier la CNIL. Ce délai s'apprécie à partir du moment où vous en avez connaissance — d'où l'importance que votre prestataire vous alerte sans délai injustifié, et que ce soit écrit au contrat.

Préparez à froid trois choses : qui prévient qui, quelles informations rassembler, et quel canal utiliser. Le jour où ça arrive, personne n'a le temps de l'inventer.

La revue régulière

Un cadre écrit vieillit. Un point périodique suffit à le maintenir : vérifier les accès, contrôler que les suppressions prévues ont bien eu lieu, et mettre à jour le registre si un traitement a changé.

C'est exactement ce que couvre le point trimestriel de Formation & Référent IA : quelqu'un dans votre cabinet en a la charge, et il sait quoi regarder.

Pour aller à la source

La CNIL publie des recommandations à jour sur l'usage de l'IA et les données personnelles, ainsi qu'un guide de la sécurité des données personnelles. Ce sont les références que nous suivons, et elles sont librement consultables sur cnil.fr.

Poser ce cadre avec vous

Le cadre sécurité et RGPD écrit fait partie des livrables du Diagnostic Cabinet. Un document remis en fin de mission, opposable à vos clients et à votre assureur. 3 000 € HT, prix fixe, deux semaines.

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